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Lors de sa séance du jeudi 20 novembre 2025, le Grand Conseil de Genève a adopté à 74 voix pour, 14 contre et 3 abstentions une motion demandant au Conseil d’État de Genève d’étudier la faisabilité du transport de biens par drones à travers le territoire du “Grand Genève”.
La motion met en avant plusieurs objectifs : alléger la saturation du trafic routier, améliorer la mobilité des marchandises, y compris dans des commerces ou secteurs sensibles, et explorer les usages dans le domaine sanitaire (par exemple livraison rapide de matériel médical), alternative à des vols en hélicoptère.
Certains soutiens soulignent l’avantage environnemental et acoustique : les drones sont en effet cités comme “jusqu’à dix fois moins bruyants et polluants” que les hélicoptères traditionnels. Les partisans estiment que ce projet pourrait renforcer l’attractivité économique de la région et moderniser la logistique en zone urbaine.
Mais l’initiative suscite aussi des réserves : des élus dénoncent les risques liés au survol d’un “espace ouvert et déstructuré” qu’est le Grand Genève, la possible facilitation du trafic illégal de marchandises, voire de stupéfiants, et l’imprécision des compétences, car la législation sur les drones relève du niveau fédéral plutôt que cantonal.
Le Conseil d’État, pour sa part, a tempéré les craintes en rappelant que la motion consiste uniquement à lancer une étude exploratoire. Il a indiqué que l’État dispose déjà de onze drones, utilisés notamment par la police ou pour la détection de nids de frelons asiatiques, ce qui montre une certaine familiarité avec l’usage des drones à des fins publiques.
L’étude prévue devra examiner les aspects techniques, logistiques, réglementaires et de sécurité, et vérifier dans quelle mesure le transport de marchandises par drones peut être intégré dans l’espace aérien genevois et contribuer à désengorger les routes, tout en respectant les normes fédérales en matière de drones.

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