Le CES 2026, qui s’est tenu à Las Vegas du 6 au 9 janvier, a confirmé une réalité désormais incontournable : l’intelligence artificielle et l’automatisation ont quitté le champ des promesses technologiques pour devenir des leviers opérationnels majeurs. Pour le secteur aéronautique et aéroportuaire, cette édition marque un tournant décisif. L’innovation ne se limite plus aux aéronefs ; elle irrigue désormais l’ensemble de l’écosystème, des infrastructures au sol aux modèles économiques, en passant par la gestion des flux, la sécurité et le financement.

L’objectif est clair : réduire drastiquement les retards tout en maintenant des standards de sécurité irréprochables. Conçus pour fonctionner dans des conditions météorologiques extrêmes, ces robots répondent à des enjeux très concrets : pénurie de main-d’œuvre, pression accrue sur les temps d’escale et saturation progressive des grandes plateformes aéroportuaires. Les tests déjà engagés avec plusieurs compagnies aériennes et les perspectives de déploiement dans des hubs majeurs comme Atlanta ou Dallas illustrent le passage rapide de l’expérimentation à l’industrialisation.
Autre tendance structurante : la généralisation des jumeaux numériques. La collaboration présentée au CES entre Commonwealth Fusion Systems, Nvidia et Siemens, initialement développée pour la recherche sur la fusion nucléaire, illustre la puissance de ces outils. En compressant des années d’expérimentation en quelques semaines de simulation, les jumeaux numériques transforment radicalement les processus de conception et d’exploitation.Pour les aéroports, les perspectives sont majeures : optimisation des infrastructures, simulation fine des flux de passagers et d’appareils, anticipation des risques opérationnels, formation immersive des personnels. Dans le contexte de la mobilité aérienne avancée et du déploiement futur des eVTOL, ces technologies deviennent un prérequis pour garantir sécurité, efficacité et acceptabilité.






