Arabie saoudite et Qatar ont conclu un accord historique pour construire une ligne ferroviaire électrique à grande vitesse reliant leurs capitales. La liaison de 785 kilomètres, dont les trains rouleront à plus de 300 km/h, réduira le temps de trajet à deux heures, desservira plus de 10 millions de passagers par an et devrait créer quelque 30 000 emplois.
Le 8 décembre 2025, lors de la huitième réunion du Conseil de coordination saoudo‑qatari à Riyad, l’accord a été signé par le ministre saoudien des Transports et le ministre qatari des Transports. L’événement a été marqué par la présence du prince héritier saoudien et de l’émir du Qatar.
La future ligne à grande vitesse reliera l’aéroport international King Salman de Riyad à l’aéroport international Hamad de Doha. Elle traversera des villes saoudiennes stratégiques comme Dammam et Al‑Hofuf, améliorant la connectivité entre les deux États.
Les trains circuleront à une vitesse supérieure à 300 km/h, ce qui permettra de parcourir les 785 km en environ deux heures — un temps comparable à celui d’un vol direct, mais avec l’avantage d’un accès aéroportuaire direct‑à‑direct.
Le projet est annoncé comme structurant sur les plans économique et social. Plus de 10 millions de passagers pourraient emprunter la ligne chaque année. La création d’environ 30 000 emplois, directs et indirects, est également prévue. Les autorités évoquent un impact économique de l’ordre de 115 milliards de riyals pour le PIB des deux pays.
Outre la dimension transport, l’accord s’inscrit dans un cadre plus large de coopération bilatérale renforcée entre les deux États (politique, économique, logistique, et sécuritaire) marquant un rapprochement significatif après des années de tensions.
Ce projet ferroviaire symbolise un tournant : en combinant mobilité rapide, modernisation des infrastructures et développement durable, il illustre la volonté des deux États de bâtir un réseau de transport intégré, capable de favoriser les échanges, le tourisme et l’intégration économique dans la région du Golfe.
Sur un autre plan, il est important de noter que le projet devrait être achevé dans un délai de six ans.
Les gains attendus vont au-delà de la mobilité : ils concernent l’emploi, le tourisme, le commerce, et la réduction des émissions de carbone dans une région soucieuse de développement durable.
Le projet intervient dans un contexte de normalisation et de renforcement des relations entre l’Arabie saoudite et le Qatar après des années de rivalité.





