L’hydrogène émerge comme une solution clé pour décarboner l’aviation, avec deux technologies principales à l’étude : la combustion d’hydrogène et les piles à combustible. Alors que la combustion pourrait s’apparenter aux moteurs classiques, les piles à combustible offrent une propulsion électrique quasi zéro émission, ne produisant que de la vapeur d’eau.
Le principal avantage des piles à combustible réside dans leur capacité à fournir de l’électricité propre pour alimenter les moteurs électriques, réduisant ainsi drastiquement l’empreinte carbone des vols. Airbus, via son projet ZEROe, mise particulièrement sur cette technologie et collabore avec MTU Aero Engines pour développer des solutions adaptées aux avions commerciaux du futur.
La combustion d’hydrogène, quant à elle, reste une option étudiée mais pose des défis techniques, notamment la production d’oxydes d’azote (NOx) et la complexité de stockage du carburant. Les piles à combustible apparaissent donc comme la voie la plus prometteuse pour une aviation zéro émission, tout en permettant un fonctionnement plus sûr et efficace dans un contexte commercial.
Les enjeux restent cependant majeurs : gestion thermique, densité énergétique et intégration dans les aéronefs existants sont des défis techniques à surmonter avant une adoption à grande échelle. Néanmoins, les initiatives actuelles laissent entrevoir une révolution possible pour les vols courts et moyens courriers, et ouvrent la voie à une aviation durable, alignée sur les objectifs de neutralité carbone mondiale.





