Cairo International Airport a franchi un nouveau cap dans sa croissance opérationnelle, se positionnant comme le principal aéroport d’Afrique tant par le nombre de passagers traités lors d’un seul jour que par sa capacité de sièges internationaux, selon des données officielles et des analyses de marché récentes.
Le 14 février 2026, l’aéroport a géré 737 vols et 111 212 passagers en l’espace de 24 heures, marquant un record pour l’infrastructure aéroportuaire égyptienne et africaine. La majorité de ce trafic était d’envergure internationale, avec 584 vols transportant 96 156 passagers, répartis presque également entre départs (48 494) et arrivées (47 662). En parallèle, 132 vols domestiques ont transporté 15 020 voyageurs, tandis que 11 vols spéciaux et cargo ont contribué à l’activité globale.
Ces chiffres témoignent non seulement de l’attractivité croissante de l’aéroport en tant que point de transit international, mais aussi de l’efficacité opérationnelle des services aéroportuaires dans la gestion de volumes horaires élevés, avec une coordination accrue des opérations au sol, des terminaux et des contrôles de sécurité.
Capacité internationale et position stratégique renforcée
Les performances quotidiennes impressionnantes s’inscrivent dans une tendance plus large de reprise et de croissance pour Cairo International Airport. Selon le spécialiste de l’analyse des programmes aériens OAG – Schedules Analyser, l’aéroport a enregistré environ 1,75 million de sièges disponibles sur vols internationaux en janvier 2026, soit une hausse de +10,3 % par rapport à la même période en 2025, plaçant le Caire en tête des capacités internationales au départ des aéroports africains.
Cette croissance robuste reflète la demande accrue pour les connexions aériennes entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen‑Orient, la position géographique stratégique du Caire servant de pont naturel pour les flux intercontinentaux. La capacité à offrir un grand nombre de sièges internationaux consolide la place du Caire comme principal hub aérien africain, devant d’autres grands aéroports tels qu’Addis‑Abeba (Éthiopie), Johannesburg (Afrique du Sud), Casablanca et Cape Town (Afrique du Sud).
Dans le contexte continental, cette performance s’inscrit dans une dynamique positive de reprise du secteur aérien africain depuis les perturbations provoquées par la pandémie de COVID‑19. Les données récentes montrent que plusieurs grands hubs africains observent une progression de leur capacité passagers et sièges disponibles, stimulés par la croissance du tourisme, l’expansion des réseaux de compagnies aériennes et des accords de connectivité régionale.
Une croissance qui va au‑delà des chiffres
Pour l’aéroport du Caire, ces résultats ne sont pas uniquement des statistiques, mais aussi un signal fort de la solidité et de la résilience de l’aviation égyptienne. Les autorités de l’aéroport ont attribué ces accomplissements à une coordination accrue entre les acteurs aéroportuaires, à des procédures rationalisées, et à une surveillance continue des terminaux et opérations permettant de maintenir des normes de service élevées lors de pics de trafic.
Au‑delà du seul volume de trafic, l’aéroport du Caire a également investi dans des initiatives d’amélioration des infrastructures et de services aux passagers. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie soutenue d’amélioration de l’expérience voyageurs, tout en préparant l’infrastructure à absorber des futurs volumes encore plus élevés à mesure que les échanges internationaux et régionaux augmentent.
Les experts du secteur aérien estiment que ce leadership africain pourrait attirer davantage de compagnies aériennes internationales désireuses de positionner leurs routes transcontinentales via le Caire, renforçant ainsi l’impact économique et touristique pour l’Égypte. Cette dynamique devrait se poursuivre à mesure que les investissements dans les capacités aéroportuaires et l’innovation de services s’intensifient dans l’ensemble du continent.





